Tag Archives: réforme

38 000 bouteilles de rosé des Riceys et des contraintes

Les Riceys, Bar-sur-Seine – Le syndicat prévoit la production de 38 000 bouteilles de rosé des Riceys en 2012, mais aussi de nouvelles contraintes dans les contrôles En 2012, ce sont quelque 38 000 bouteilles de rosé des Riceys prévues … Continue reading

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Vins d’appellation d’origine contrôlée : À Banyuls, du dégoût de l’agrément aux plaisirs des goûts des vins.

L’agrément des vins d’appellation, la bouteille à… l’encre… ! Un gouffre financier, une débauche de temps, pour des résultats… qui fâchent beaucoup de monde. Les consommateurs, pour qui l’étiquette AOC ne rime souvent plus avec qualité et respect du terroir … Continue reading

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DIRECTIVE INAO/CAC SUR LA DEGUSTATION D’AGREMENT DES VINS

Plutôt que de réécrire ce qui a été bien fait par d’autre, j’ai choisi de mettre l’intégralité d’un article de Patrick Baudouin.

Par Patrick Baudouin, vigneron, secrétaire de SEVE, association pour la refondation des AOC. 

DIRECTIVE INAO/CAC SUR LA DEGUSTATION D’AGREMENT DES VINS :

POUR DES AOC AUTHENTIQUES, RESPECTONS LE DROIT AU GOUT DE CHACUN

Sur le site de l’INAO ont été publiées récemment des directives du CAC précisant les modalités d’agrément. L’une d’entre elles retient particulièrement mon attention : elle concerne les examens organoleptiques. Elle est datée du 4 octobre 2007, mais n’a été publiée qu’en janvier 2008 :

« Une commission d’examen organoleptique doit réaliser un examen d’acceptabilité des produits en vérifiant par des tests leur appartenance organoleptique à une famille de produits. »

J’ai toujours exprimé mon accord avec le cœur de la réforme des AOC : transférer le centre de gravité de l’agrément en amont, sur les conditions de production et de vinification, pour passer d’un agrément produit à un agrément opérateur. Mais j’ai toujours pensé également que si la conception de la partie organoleptique de l’agrément, dans ses fondements, restait la même qu’auparavant, centrée autour d’une conformité à une typicité organoleptique, ce serait une profonde erreur qui pourrait remettre en cause toute la réforme.

Donc, contrairement à ce que de très nombreux vignerons en attendaient, l’acceptation organoleptique des vins resterait basée, même si le terme n’est plus utilisé, sur la « typicité organoleptique », c’est à dire sur des critères « positifs ». S’il est jugé conforme organoleptiquement, sur des critères de conformité à des goûts, le vin est accepté. S’il n’appartient pas à une « famille organoleptique », il est rejeté. Mais sur quelles bases peut-on définir une famille de produits d’appartenance organoleptique commune lorsqu’on sait la formidable diversité des vins, des terroirs et des hommes au sein même d’une appellation ? Pour mettre un terme aux dégustations aux cadres flous et parfois par trop arbitraires, nous attendions que la dégustation ne puisse aboutir à une sanction qu’en cas de défaut avéré, c’est à dire une sanction par la négative, et avec une possibilité de recours, principe de droit élémentaire.

Cette directive du CAC me semble contraire à ce que nous disent aujourd’hui les sciences et la sociologie du goût. Plus grave, elle met en cause toute la validité, l’acceptabilité de la réforme, que la dégustation concerne 1% ou 30% des vins. Car ce n’est pas un problème de quantité, c’est un problème de conception qui met en cause la capacité des vignerons de notre pays à répondre aux enjeux mondiaux du vin, sur quelque segment de marché que ce soit. C’est une menace directe sur la liberté d’entreprendre de nos domaines viticoles. C’est une menace directe sur la capacité des vignerons français à proposer au marché mondial d’authentiques vins de terroir. C’est enfin une atteinte directe à un droit élémentaire de chaque être humain : la reconnaissance et le respect de son caractère unique, en particulier le droit au respect des goûts de chaque individu.

L’appellation d’origine contrôlée est un devoir et un droit collectifs, fruit d’une longue culture collective, dont l’exemple aujourd’hui fait le tour du monde. Mais les droits et devoirs collectifs ne peuvent s’appliquer à des critères de discrimination positive du goût, sous peine d’atteinte à des libertés fondamentales.

- la liberté d’entreprise : dans le segment des vins de région, des vins de volume, qui ne répondent pas à des critères d’exigence d’expression de terroir (crus, parcelles), chaque entreprise viticole doit absolument pouvoir avoir la liberté, sous condition du respect du cahier des charges de la production, d’obtenir des vins d’assemblages visant leurs marchés spécifiques. Vouloir imposer un goût de référence reviendrait à vouloir appliquer le caractère collectif incontournable de l’AOC à un domaine (le goût) qui n’en relève pas du tout, aboutirait à imposer une standardisation des techniques, et un marché de monopole, car la diversité des apports sur une aire régionale est telle que personne ne peut prétendre définir une seule expression de référence sans porter atteinte à cette liberté d’entreprise.

- la capacité de la viticulture française à garder et gagner le marché des vins de terroir est aussi directement menacée. Ce segment haut de gamme est porteur de l’image des vins français. Il ne pourra le rester que s’il est synonyme d’authenticité, de diversité, d’identités particulières, que s’il ne s’identifie pas à un goût standardisé. Le respect des grands terroirs exige le respect de l’expression de leur identité dans sa variabilité, jusque dans leurs « défauts », sans interventions correctrices lourdes. Variabilité du terroir au sein même de l’appellation, variabilité du millésime, variabilité due à la personnalité du vigneron. Vouloir définir une « famille organoleptique» reviendra inévitablement, puisqu’elle n’est pas l’expression authentique du terroir, à exiger des vignerons, pour qu’ils obtiennent « l’agrément », des interventions correctrices contraires à l’éthique des vins de terroir. C’est la perte assurée à terme de l’image et des marchés des grands vins de terroir français.

- Le goût unique, «référent », n’existe pas. Le prétendre est une contre vérité scientifique : les chercheurs savent aujourd’hui qu’entre la variabilité génétique individuelle, l’histoire de la relation du plaisir de chacun aux goûts, et les cultures différentes, le « goût » est autant dans ce qui est goûté que dans celui qui goûte, chaque « goûteur » étant, lui, unique.

Comme vouloir définir une « famille organoleptique » par AOC est une impasse scientifique, en imposer une revient dans la pratique à imposer une stratégie d’entreprise particulière à toutes les autres, revient à éliminer la diversité des « goûteurs » et du marché, à nier la complexité de l’identité des terroirs, et le droit de chaque homme à avoir sa propre identité gustative. Quelle est la validité juridique de la notion chimérique de « famille organoleptique ? », dont une étude INAO/INRA elle-même conteste la pertinence ? En résumé, c’est une grave menace pour la crédibilité de la viticulture française.

Contact :
Patrick Baudoin
sevevignerons@free.fr

http://vigneronsdeseve.org

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REFORME DE L’AGREMENT GUIDE PRATIQUE

Les principes de la réforme – Passage d’un agrément du produit) après analyse et dégustation (le certificat d’agrément disparaît à une habilitation de l’opérateur à produire et/ou transformer et/ou élaborer et/ou conditionner des vins d’AOC. – La réforme concerne tous … Continue reading

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Les AOC ne seraient plus un gage de qualité

L’association de consommateurs s’attaque aux fameuses AOC, les Appellations d’origine contrôlée. Se basant sur l’avis de 75 professionnels de la filière viticole, l’UFC considère que l’AOC n’est plus un gage de qualité.  »Grosso modo, 20 à 40% des vins AOC … Continue reading

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Entre ODG et agrément Grand cru

Les profesionnels de la viticulture alsacienne cherchent à améliorer la qualité de leurs vins. Pour y parvenir, ils doivent composer avec différentes réformes devant leur permettre d'atteindre l'excellence. - ©Benoît Facchi

La réforme des AOC avec la création d’un Organisme de Défense et de Gestion (ODG) et d’un Organisme d’Inspection (OI), et celle de la réforme de l’agrément pour l’AOC Grand Cru ont été les deux points principaux de l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’Association des Viticulteurs d’Alsace qui s’est tenue mardi à Colmar.

Le Directeur de l’AVA Jean-Paul Goulby a tout d’abord rappelé que cette réforme a été provoquée par le gouvernement qui veut engager les AOC dans la voie de la modernisation. Trois conséquences sont immédiates :
- l’Institut National des Appellations d’Origines (INAO) devient l’Institut national de la qualité et de l’origine (INQO). Ce dernier doit désormais gérer l’ensemble de signes officiels de l’origine et de la qualité. En particulier, les labels rouges et l’agriculture biologique.
- Les syndicats de défense des appellations font, eux, l’objet d’une reconnaissance officielle afin d’assurer en toute transparence les missions de défense et de gestion des appellations d’origine.
- Le dispositif réglementaire évolue vers une réalisation des contrôles par une tierce partie. « Nous avions une façon de travailler qui consistait à mettre en avant les travaux des syndicats viticoles qui ont toujours eu une place au sein de notre conseil d’administration de l’AVA avec les différentes familles professionnelles. La loi d’orientation agricole a voulu un Organisme de Défense et de Gestion (ODG) dans chaque appellation, constitué de tous les déclarants de récolte de l’appellation dont il a la charge. La conséquence immédiate est dès lors qu’il assume les missions d’intérêt général pour l’appellation, celles-ci doivent être financées par tous les producteurs de l’appellation concernée. Pour être reconnu, un ODG doit avoir des règles de composition et de fonctionnement qui lui permettent d’assurer une bonne représentation des déclarants de récolte ».

Demande de reconnaissance déposée
Cette reconnaissance devra être prononcée par le directeur de l’INQO au plus tard le 31 mai 2007, après avis du comité national. Une fois mise en place, ce sont les personnes qui revendiquent une appellation dans la déclaration de récolte qui deviennent membres de l’ODG. L’ordonnance du 7 décembre 2006, prévoit que l’ODG repose sur la notion de syndicat de producteurs (déclarants de récolte). « Ce dernier se voit confier plusieurs missions : il élabore le projet de cahier des charges, il tient à jour la liste des opérateurs, il participe aux actions de défense et de protection du nom du produit et du terroir, à la valorisation du produit. L’AVA réalise déjà ce travail. Nous consacrons ainsi chaque année 15 000 Euros en frais d’avocat et de justice », a rappelé Jean-Paul Goulby. À noter également que les ODG auront également comme mission de choisir leur organisme de contrôle et de recouvrir aux droits INAO tout en pouvant assumer d’autres missions liées à l’appellation d’origine contrôlée, financée par des moyens distincts de la cotisation obligatoire. « L’AVA reconnue comme ODG peut continuer ses missions traditionnelles, mais avec le budget des cotisations syndicales », précise Jean-Paul Goulby. La demande de reconnaissance de l’AVA a été transmise à l’INAO le 12 octobre 2006 pour les appellations AOC Alsace, Alsace Grand Cru et Crémant d’Alsace. Une demande de reconnaissance complémentaire pour l’appellation Marc de Gewurztraminer (future AOC) a été transmise début janvier. « Pour faire reconnaître l’AVA en ODG, nous avons rappelé ses missions syndicales actuelles. Et notamment la prise en compte des difficultés rencontrées par les exploitants, le conseil juridique et fiscal, la représentation des viticulteurs dans les différentes instances départementales et régionales, la gestion de l’emploi en viticulture ou encore la gestion de nombreux dossiers comme la hiérarchisation des vins d’Alsace ou encore des missions de protection de l’aire d’appellation d’origine contrôlée », a poursuivi Jean-Paul Goulby.
En outre, il y a lieu de créer un Organisme d’Inspection (OI) avant le 1er juillet 2007 comme l’exige également la loi d’orientation agricole. Cet OI doit contrôler les appellations d’origine qui en font le choix. Ils effectuent uniquement des constats. Il revient à l’INAO de prendre ensuite les mesures adéquates en fonction des dérives constatées. « Nous sommes beaucoup plus avancés sur le dossier de l’ODG que sur l’OI même si nous avons des contacts. Il faut cependant travailler rapidement avec les différentes familles professionnelles et l’interprofession. Mais d’’autres associations pourraient nous rejoindre comme les producteurs de Munster, les producteurs de miel, ou des viticulteurs lorrains. Les discussions pour un OI Grand-est sont ouvertes et le président de la Région Alsace y est favorable », a ajouté le Directeur de l’AVA.
Présent dans la salle, Marcel Blanck de Kientzheim s’est interrogé sur l’articulation de ce projet. « Les viticulteurs ne veulent pas se retrouver demain dans un système où ce sont des personnes extérieures à la viticulture qui feraient la loi. Il y a une inquiétude certaine ». Une position partagée par Rémy Gresser qui « fait confiance aux alsaciens plutôt qu’à des formules qui viennent de Paris ».
Le Président de l’Association des Viticulteurs d’Alsace a tempéré ces propos tout en reconnaissant qu’il va falloir se battre et être présent sur le dossier. « On veut un ODG qui soit responsable et représente l’ensemble des producteurs et des familles professionnelles car les propositions doivent venir de ceux qui travaillent. Nous voulons maintenir au maximum notre système qui a fait ses preuves au sein d’uns structure forte. Pour y parvenir, les contrôles en interne seront importants. Il en faudra un maximum pour alléger les contrôles en externe et ne laisser à l’OI que la phase finale de la démarche de qualité ».

« Atteindre collectivement l’excellence »
La seconde réforme, celle de l’agrément pour l’AOC Grand Cru, suscite également de nombreux commentaires dans le vignoble depuis quelques mois. Yves Dietrich, secrétaire général de l’AVA a toutefois profité de l’assemblée générale pour rappeler les points clés de cette réforme. « Ce travail sera la base pour toutes les appellations. Les points essentiels sont le maintien du coût, l’amélioration de la qualité pour atteindre collectivement l’excellence, ne pas standardiser les produits et la volonté de garder notre choix de conduite pour atteindre le niveau qualitatif souhaité. D’où l’importance pour y parvenir des autocontrôles. La réussite de ce projet dépend de la démarche volontaire d’y aller. Il sera validé en interne à travers les ODG ou la gestion locale puis en externe ». Les cinq étapes du processus ont ensuite été détaillées. La première qui concerne l’identification ne pose aucun problème en Alsace car tout est en AOC. Il y a ensuite l’habilitation, l’évaluation, le contrôle de l’outil de production et le contrôle de produit. Elles doivent permettre de remplir les objectifs de respect de la plante, de respect de l’environnement, de respect du raisin, de respect du terroir et de respect du consommateur. Ces 5 objectifs ont été détaillés à l’aide d’un document reprenant les les points clés, les mesures, les contrôles (internes et externes) qui seront effectués. « Il s’agit d’une synthèse des travaux menés dans les sous-régions, mais aussi par les familles professionnelles et les œnologues, à valider encore par le CRINAO (un dossier défendable selon le président Boesch, même si l’affaire n’est pas encore gagnée car la proposition de l’AVA est une alternative au système à points mis en avant au niveau national). Il y aura une nécessaire mise en place d’un comité d’évaluation pour suivre ces travaux, les adapter sur le « terrain » et les faire évoluer d’une année à l’autre. Pour chaque objectif, il sera possible de faire l’impasse sur un point clé (à l’exception de l’hygiène, du contrôle des vins avant embouteillage, du rendement et de la déclaration de récolte et de l’optimisation du plan de palissage), en utilisant un « joker » qui permettra de répondre malgré tout aux exigences de l’appellation.», a ajouté Yves Dietrich. Trois niveaux d’exigences qualitatives sont proposés (minimum, moyen, maximum). Le Président du Syndicat des Vignerons Indépendants (SYNVIRA) Jean-Daniel Herring, après avoir souligné qu’il approuvait la majorité de cette réforme s’est toutefois inquiété de la mise en place de ces trois niveaux. « Il y a beaucoup de contraintes et peu d’avantages pour les viticulteurs qui atteindront le troisième niveau. Dès lors, on peut s’interroger sur l’intérêt d’y parvenir ». Le renforcement qualité des vins d’Alsace et la recherche de l’excellence sont les objectifs recherchés dans ce projet.

Une reprise des ventes intéressante
Une qualité d’autant plus importante qu’elle est recherchée par les consommateurs. Ces derniers font d’ailleurs toujours confiance aux vins d’Alsace. « Nous pouvons en effet nous féliciter d’une bonne reprise de nos expéditions, en particulier à l’export. L’activité soutenue qui se confirme en ce début d’année 2007 avec une hausse attendue des ventes, devrait permettre à nos entreprises de retrouver progressivement une meilleure maîtrise de leur politique tarifaire car, jusqu’à très récemment se sont les seuls prix enregistrés sur les marchés lointains qui étaient bien orientés », note Jean-Louis Vézien Directeur du Comité Interprofessionnel des Vins d’Alsace (CIVA). Ce dernier a, comme de coutume, donné quelques statistiques sur la conjoncture viticole alsacienne. Il a ainsi rappelé les résultats de la récolte 2006 (volume rentré de 1 082 000 hl soit 6 % de moins que la récolte 2005 sur une surface déclarée de 15 300 hectares), les disponibilités de la présente campagne qui s’élèvent tous AOC confondues à 2,8 millions d’hectolitres et les stocks au 31 décembre 2006 de 1,4 million d’hectolitres. Concernant le marché à la propriété, « la campagne 2006/2007 a démarré avec un volume échangé au cours des deux premiers mois à fin février en diminution de 12 % par rapport à la même période l’an passé. Les prix moyens sont tous orientés à la hausse, à l’exception du Pinot Gris en diminution de 10 % sur un an. Ils restent cependant en retrait par rapport à leur niveau du premier semestre 2005. Nous constatons la même tendance sur le marché du vrac auprès de principaux concurrents français ».
En 2006, la Belgique est restée la première destination des vins d’Alsace toutes appellations d’Alsace confondues devant les Pays-Bas et l’Allemagne. Mais, la reprise des exportations est plus sensible vers les pays tiers comme le Canada, la Suisse et la Norvège. Le prix moyen des Alsace Tranquilles à l’export est de 4,34 Euros par litre. Les ventes de l’AOC Crémant d’Alsace se sont élevés en 2006 à 194 000 hl (+7,3 %). Enfin, en France, le marché reste stable pour les vins d’Alsace

Remonter le rendement de 3 hl/ha ?

Parmi les autres points d’actualité évoqués lors de cette assemblée générale, il faut retenir la proposition de modification de la procédure de fixation des dates d’ouverture des vendanges. « C’est un fait, il y a des zones plus précoces que d’autres dans le vignoble alsacien. Jusqu’à présent, tout se réglait par le système de pré-vendanges. Mais ce système n’est plus satisfaisant selon certains viticulteurs. Nous allons donc faire une proposition : identifier les communes et les secteurs précoces. Les propositions viendront des syndicats viticoles pour avoir des repères fiables. Il y aura alors deux dates de vendanges. Une première pour les secteurs précoces et une seconde pour tous les autres. On verra bien si ce système est performant. Il sera mis à l’essai pour une année. Les secteurs seront très limités car il ne faut pas non plus faire n’importe quoi. Nous définirons plus précisément ces règles lors de l’assemblée générale de juillet prochain et nous validerons le tout lors de l’assemblée générale de pré-vendange en septembre », a indiqué Gérard Boesch. L’occasion pour Frédéric Bach de rappeler qu’en matière de fixation de date de vendange, c’est toujours les deux Préfets qui ont autorité pour prendre l’arrêté de fixation de ces dates de vendange après l’avis de la profession. « Par rapport à cette réforme, il faut un projet finalisé par écrit le plus vite possible pour le soumettre à l’administration, aux douanes et aux fraudes ».
Gérard Boesch a également profité de l’assemblée générale pour donner quelques orientations personnelles sur sa vision du vignoble alsacien. Concernant la chaptalisation, il a ainsi suggéré que pour un millésime « normal », elle soit de 1,5 degré maximum « Il ne faut pas vendanger un Riesling à moins de 10,5 degrés en année normale. C’est de la cohérence et une orientation qualitative ». Il a ensuite appelé le syndicat des Crémants d’Alsace à réagir face à l’effondrement du cours du Crémant. « Il faut absolument reprendre les rênes et ne pas rester spectateur». Pour le Pinot Gris, le Président de l’AVA estime qu’un choix est à faire. « Si on laisse les conditions de production actuelles avec un butoir à 90 hl/ha, il va sombrer au prix du Pinot Blanc. Or, selon-moi, il faut le caller au rendement annuel et revenir à un niveau qu’on connu nos anciens autour de 70 hl/ha ». Enfin, concernant les rendements, Gérard Boesch estime que la situation des stocks est actuellement bonne. « Je pense que nous pourrons envisager de remonter le rendement 2007 pour l’appellation Alsace de 3 hl/ha. Ce serait un signe vis-à-vis de notre marché et vis-à-vis de la base. Il faudra encore en discuter, mais si l’économique suit, ce sera ma demande ». Un avis qui a fait réagir la salle et notamment Jacques Cattin qui estime qu’il faut d’abord se concentrer sur les prix. « Le chiffre d’affaires des entreprises est important pour un producteur de raisin. C’est donc prématuré de faire une telle annonce. Attendons de voir l’évolution de la météo, ce sera plus clair. Pour l’heure, il faut se mobiliser et revenir à un objectif de 1,2 million d’hectolitres de vente ».

Jean-Michel Hell

source: ReussirLait

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